Les figures

Les figures qui ont fait le Droit Humain

Trois noms suffisent à raconter comment la franc-maçonnerie est devenue mixte, et comment elle a franchi les frontières en moins de dix ans.

Nous ne publions pas le nom de nos membres, et nous ne dressons pas de liste de personnalités. L’appartenance à une loge relève de la vie privée, y compris quand elle est ancienne.

Cette page ne parle donc que de figures historiques, décédées, dont l’engagement maçonnique est documenté et revendiqué par l’Ordre lui-même. Elles expliquent pourquoi le Droit Humain existe, et pourquoi il est mixte depuis le premier jour.

Maria Deraismes (1828-1894)

La Fédération française du Droit Humain la présente comme une « femme de lettres reconnue, journaliste et oratrice de talent, engagée dans les luttes sociales, principalement l’émancipation féminine ».

Elle donne des conférences au Grand Orient de France dès 1865. Le 14 janvier 1882, elle est initiée franc-maçonne. Onze ans plus tard, le 4 avril 1893, elle initie treize femmes : la première loge mixte de l’histoire maçonnique vient de naître.

Elle meurt en 1894, un an après cette fondation.

« Je vous laisse le Temple inachevé ; poursuivez entre ses Colonnes, le Droit de l’Humanité. »

Paroles attribuées à Maria Deraismes, rapportées par la Fédération française du Droit Humain.

Georges Martin (1844-1916)

Médecin, il est décrit par la Fédération comme « conseiller général, sénateur de la Seine, militant laïque ». Il mène campagne pour l’admission des femmes en franc-maçonnerie à une époque où l’idée est très minoritaire.

En 1893, il demande son affiliation à la loge fondée par Maria Deraismes : la loge devient alors véritablement mixte, puisqu’elle réunit femmes et hommes. En 1899, il reçoit le 33e degré.

Chiffre clé

1893

L’année où Maria Deraismes et Georges Martin fondent la première obédience maçonnique à ne compter que des loges mixtes. Source : Fédération française du Droit Humain.

Annie Besant

D’origine anglo-irlandaise, elle est membre fondatrice de l’Ordre. La Fédération lui attribue « une forte accélération à l’ouverture de loges dans l’Empire britannique », en Inde, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud.

C’est par elle, pour une bonne part, que le Droit Humain cesse d’être une affaire française pour devenir un ordre international.

À retenir

Et à Toulon ?

La première loge toulonnaise du Droit Humain est fondée en 1903, dix ans après la création de l’Ordre. Son histoire a été retracée par l’historienne Évelyne Maushart, docteure en histoire contemporaine de l’université d’Aix-Marseille.

Ce que nous observons à Toulon

Pourquoi nous ne faisons pas de liste de célébrités

Beaucoup de sites maçonniques publient des galeries de personnalités. Nous nous y refusons. D’abord parce que la plupart de ces listes mélangent des appartenances établies et des rumeurs. Ensuite parce qu’un candidat qui vient pour croiser des noms connus se trompe de porte : en loge, personne n’est un nom, chacun est une sœur ou un frère.

En résumé

  1. Maria Deraismes rend la franc-maçonnerie mixte possible en 1893.
  2. Georges Martin en fait une obédience durable et structurée.
  3. Annie Besant l’installe hors de France.
  4. Toulon suit dès 1903.

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